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Quelle race choisir ?

Quand on a pour projet d’adopter un chien, la question de la race se pose bien souvent.

Que ce soit un chiot que l’on va acheter en élevage ou un chien adulte (ou non) dans une association, on va immédiatement poser un caractère sur un individu parce qu’il appartient à telle ou telle race.

Les malinois sont travailleurs, les borders poursuivent, les jacks russels sont des surexcités, les cockers sont têtus…

Certaines races ont de très bons clichés leur collant à la peau, comme les goldens ou labradors qui sont « super gentils avec les enfants ». D’autres ont le délit de sale gueule et « les staffs sont mordeurs »…

Mais et si tout n’était pas aussi simple que « une race = un caractère » ?

Chaque chien est un individu à part entière avec certes, sa génétique, mais aussi son éducation (autant par ses parents que par son maître) et ses expériences. Le minimiser à quelques traits de caractère convenant à une race serait insultant en plus d’être totalement faux.

Décortiquons donc le caractère de notre chien.

Prenons un exemple : Nounours et Archie, deux goldens retrievers, ainsi qu’un futur chiot.

Nounours est adorable avec tout le monde, chiens comme humains. Il est assez pataud, bon chien de famille. C’est un chien bien dans ses pattes et très agréable à vivre. Il est plutôt mou du genou et n’est pas très joueur.

Archie est moins sociable. Il s’est attaché à son maître mais ne va pas vers les autres membres de la famille. Il est peureux et a tendance à grogner sur les enfants qui crient. Avec les autres chiens, ce n’est pas la joie. Dès qu’il en voit un, il cherche à lui sauter dessus. Il s’excite aussi très facilement dans le jeu.

Dans le même temps, nous chercherons à acheter en élevage (jamais en animalerie !) un chiot golden retriever.

Pourquoi deux chiens de même race ont un comportement drastiquement différent ? Comment trouver LE chiot qui nous correspond dans une portée ? C’est à ces questions que nous allons répondre aujourd’hui.

La race… Et ses clichés

Les goldens retrievers sont des chiens de chasse, spécialisés dans le rapport de proie. Ils sont également utilisés comme chiens d’assistance pour les personnes handicapées.

Le standard décrit ce chien comme étant « docile, intelligent, naturellement doué pour le travail, doux, amical et sûr de lui ».

Ainsi, lorsque l’on adopte un golden, voilà à quoi un s’attend. Un nounours adorable et très facile à éduquer. On espère un bon chien de famille, ne pas avoir de mal à lui apprendre les règles de vie dans la maison.

Lorsque vous choisissez une race, renseignez-vous également sur les maladies inhérentes à celle-ci. Par exemple, les goldens ont une prédisposition à déclencher certains cancers, la dysplasie de la hanche, certaines maladies de peau… Choisissez donc une portée dont les parents auront été testés pour les maladies génétiques, cela vous évitera une mauvaise surprise qui fera souffrir votre chien.

Concernant notre problématique sur Nounours et Archie, ils sont de la même race. Sur ce point, aucune différence, nous n’avançons pas pour comprendre la raison de leur différence de comportement.

Pour ce qui est de notre chiot, connaître sa race nous offre une piste pour connaître ses besoins et certains de ses futurs comportements : Un golden étant un chien de rapport, il y a de bonnes chances pour qu’il nous rapporte souvent des objets.

La lignée à ne pas négliger

Beaucoup de races se divisent en lignées.

Une lignée de beauté : chiens sélectionnés pour leur physique se conformant au mieux au standard de la race en vue de faire des expositions.

Une lignée de compagnie (parfois la même que celle de la beauté) : chiens sélectionnés pour leur caractère calme et amical en vue d’une vie de famille.

Une lignée de travail : chiens sélectionnés pour leurs aptitudes au travail (rapport pour le golden, poursuite pour le border, mordant pour le malinois…).

Les chiens venant de lignées de travail sont généralement plus sportifs et présentent plus les patrons-moteurs spécifiques de la race que les lignées de compagnie. Ces chiens ne devraient pas être destinés à une vie de famille sédentaire qui ne pourrait répondre à leurs besoins importants de se dépenser et de donner libre court à ce pourquoi ils ont été sélectionnés. Bien sûr, rien n’est impossible, mais prendre un chien naturellement sportif et le contraindre à une vie peu stimulante, c’est s’exposer à des problèmes de comportements.

Nounours et Archie viennent tous les deux d’une lignée de famille, donc sélectionnée pour un caractère calme et facile à vivre. Pourtant, Archie n’est pas du tout à l’aise avec les enfants et n’est pas non plus sociable avec les autres chiens. Une même lignée, deux caractères différents, ce n’est donc pas ça qui a été le point de départ de leur divergence.

Puisque nous désirons un chiot pour agrandir notre belle famille et que nous ne sommes pas spécialement sportifs, nous irons chercher dans un élevage spécialisé en lignée de compagnie.

Le bon choix d’élevage

Tous les éleveurs ne se valent pas. Si certains pratiquent un élevage familial avec très peu de chiens, vivants dans la maison et entourés d’animaux et de personnes différentes, d’autres ont des dizaines de chiens en box, ne se côtoyant pas et ne quittant pas assez souvent leur enclos pour garantir leur bonheur.

Choisir un élevage familial, c’est choisir un chiot ayant grandi dans une maison qui aura les mêmes bruits et odeurs que la nôtre (casserole qui tombe, aspirateur, odeur de steak ou d’ognon, enfants qui jouent, musique, autres animaux…) et qui ne sera pas complètement déboussolé en arrivant chez nous. Contrairement à un chiot venant d’un chenil pauvre en stimulations.

Un bon éleveur aura peu de chiennes, qui auront peu de portées au court de leur vie et dans une tranche d’âge qui leur permettra d’élever au mieux leurs petits. Il aura à cœur de bien socialiser ses chiots en leur faisant découvrir progressivement ce à quoi ils seront confrontés dans leur vie d’adulte. Il élèvera une ou deux races maximum afin de connaître parfaitement les caractéristiques de celle-ci. Exit donc les élevages qui vous promettent 5 voire 10 races différentes.

Et pire que tout, exit les animaleries dont les chiots proviennent parfois d’usine à chiots, illégales au pire, invivables pour les chiennes reproductrices au mieux. Les petits sont adorables dans leurs cages dans les animaleries, mais pendant qu’ils sont là, ils ne voient pas le monde extérieur et ratent de précieux jours pour se familiariser avec leur futur environnement. De plus, acheter un de ces chiots, c’est contribuer à faire tourner ce marché monstrueux.

Nounours vient d’un bon élevage familial. Il a pu avoir de nombreux contacts avec des enfants et ceux-ci étaient éduqués au langage canin, ce qui leur a permis de ne pas faire peur au chiot qu’il était. La socialisation s’est faite progressivement et le résultat est un chien bien dans ses pattes.

Archie n’a pas eu cette chance. Il vient d’un élevage en chenil. De ce fait, il n’a pas connu progressivement et positivement en étant chiot tous ces bruits qui lui font aujourd’hui si peur. Le moindre bruit sortant de l’ordinaire le fait sursauter.

Nous avons donc une piste qui explique pourquoi Nounours est à la cool alors que son copain Archie souffre d’être constamment stressé. Mais encore rien sur son agressivité envers les chiens… Sa peur des enfants peut être expliquée par ce manque de socialisation.

Concernant notre chiot, nous le prendrons bien évidement dans un élevage familial où il aura tout le bagage nécessaire pour vivre parmi nous sans crainte.

Les parents

L’éleveur doit pouvoir vous donner la possibilité de voir la mère des chiots afin de vous laisser juger de son caractère et de sa bonne santé. Une mère mal dans ses pattes donne généralement naissance à des chiots qui le seront aussi. Si le père n’est pas sur place, demandez à voir ses papiers et demandez à l’éleveur pourquoi a-t-il choisi celui-là et pas un autre. Le caractère des parents, et surtout de la mère, compte énormément dans l’éducation des chiots. Vérifiez aussi l’âge de la mère, s’il s’agit de sa première portée, depuis quand est-elle reproductrice et combien de portée donne-t-elle par an. Si la femelle a 1 an, fuyez. Si elle a des portées trop souvent, fuyez. Une mère trop jeune ou épuisée par les grossesses à répétition sera moins patiente et fera des erreurs dans l’éducation de votre futur chien.

Si possible, demandez à quoi ressemble et quel est le caractère des chiots nés d’une précédente portée. Avec un autre père, ou au mieux avec le même père. Ces loulous sont-ils bien dans leurs pattes aujourd’hui ? Présentent-ils des problèmes de comportement ? Ainsi vous pourrez vous faire une idée du caractère de votre futur chien.

Nounours a eu une bonne mère, patiente et douce, ni trop jeune ni trop vieille, qui a été épaulée par un éleveur compétent. Ses maîtres ont même pu la voir jouer avec ses petits.

Archie avait une mère trop jeune qui corrigeait ses petits trop fermement. Elle ne stoppait pas les bagarres et n’écoutaient pas les cris de douleurs de ses chiots. Résultat : Archie ne contrôle pas sa mâchoire, ne sait pas s’arrêter et ne voit dans les autres chiens qu’une source de conflit.

Pour notre chiot, nous avons pu observer la mère qui est venue vers nous sans crainte. Elle était en bonne santé et joyeuse, tout comme ses petits.

L’individu

Et oui, car même avec tout ce qui a été dit plus haut, chaque chien a sa propre personnalité. Dans la même portée et tous élevés de la même façon, chaque chiot sera différent. Il y aura le plus réservé, le plus explorateur, le plus joueur, le plus câlin… Pour le choisir, vous pouvez faire confiance à votre éleveur qui vous indiquera quel chiot vous correspondra le mieux selon votre situation.

Nounours était le plus calme, sans être timide ou prostré pour autant et cela se sent dans son caractère actuel. Un gros patapouf. Ses maîtres auraient préféré un loulou un peu plus joueur pour leurs enfants mais ne sont pas déçus du calme rassurant de leur chien.

Archie était le plus joueur. Cependant, il mordait ses frères et sœurs pour leur prendre le jouet et le gardait férocement. L’adoptant l’a pris parce qu’il voulait un chien joueur pour ses enfants, sans voir que son chiot présentait déjà de l’agressivité et n’avait pas de limite imposée par la mère.

Pour notre chiot de famille, nous prendrons un petit gars éveillé, curieux et n’ayant pas peur de l’Homme, sans non plus être surexcité. Nous observerons bien sa façon de jouer avec ses frères et sœurs ainsi que sa réponse à nos appels au jeu.

L’expérience et l’éducation

Et oui, car même avec un chiot ayant un certain caractère en quittant son élevage, rien n’est joué !

Tout ce que vivra votre chiot avec vous, surtout jusqu’à l’âge de 3-4 mois, sera décisif pour forger son caractère et ses réactions face à tout ce qu’il vivra.

On estime que 80% de ce que va devenir un chiot dépend de son milieu et de son environnement, seul 20% est programmé par la génétique.

Ainsi, en fonction de la méthode d’éducation choisie par le maître (positive ou coercitive), s’il aura été accompagné par un éducateur comportementaliste, si le chien aura eu des contacts positifs avec les enfants, les autres chiens, chats et autres espèces, s’il aura pu répondre à ses besoins sans sur-stimulation, s’il aura été bien socialisé… Alors nous pourrons élever un chien zen et agréable tout comme son parfait opposé.

Un chien ne s’éduque pas tout seul, et certainement pas avec violence ou fermeté !

La méthode positive consiste justement à travailler le chien progressivement, en le motivant à reproduire les bons comportements et en développant une relation saine et de confiance entre le couple maître-chien.

Exit les colliers étrangleurs qui n’apportent que de la douleur (qui souhaite vraiment faire du mal volontairement à son chien ?), exit ces méthodes dépassées basées sur la théorie de la dominance, fausse et dangereuse. Exit les « non » fermes qui sont perçus comme une agression pour nos chiens, en plus d’être totalement incompréhensibles pédagogiquement.

Concernant nos deux loulous, Nounours a été correctement socialisé. Les enfants de la famille ont été éduqués au langage canin et le chiot a toujours pu être compris. Il n’est pas peureux du fait d’une mise en contact progressive avec le monde extérieur.

Archie a toujours porté un collier étrangleur. Lorsqu’il voulait aller vers un autre chien, la laisse se tendait et le collier l’étranglait. A cause de cela, il a associé la présence des chiens à une douleur sur son cou et les tient à distance par des aboiements et grognements. Lorsque son maître l’amenait au parc ou chez des amis, les enfants jouaient avec le jeune chien, mais sans être supervisés par un adulte. Ils ne savaient pas lire les signaux de stress d’Archie et lui faisaient mal involontairement. Craignant à nouveau la douleur ou d’être dérangé, Archie grogne sur les enfants pour les garder à distance. Lorsqu’il le fait, son maître le gronde, ce qui confirme que les enfants sont un danger, puisqu’il se fait disputer à chaque fois qu’il en voit.

Pour notre chiot, nous mettrons un point d’honneur à le socialiser correctement et surtout, progressivement. L’amener au marché dès la première semaine serait lui faire peur, lui qui a toujours vécu dans le calme de son ancien foyer. Nous demanderons aux enfants de ne pas le toucher et de le laisser tranquille. C’est au chien de venir demander le contact, ce n’est pas une peluche !

La socialisation est un (très) vaste sujet qui mériterait son ou ses propres articles, voilà pourquoi je ne développerai pas plus ici.

L’effet Pygmalion

« L’effet Pygmalion est l’influence que peut avoir un professeur ou un mentor sur un de ses élèves suite à une supposition sur son parcours scolaire qui servira de référence pour l’avenir. »

Il est aussi valable en éducation canine. Entre l’éducateur et son client, mais aussi entre le maître et son chien.

Une personne qui est persuadée que son chien peut réussir quelque chose aura bien plus de résultats qu’une personne qui doute. Toute cette détermination se sentira dans le ton, la posture, la voix, les gestes, la qualité des récompenses ect.

Si un maître a constamment entendu que son cocker était têtu « parce que c’est la race qui est ainsi », il abandonnera plus facilement l’éducation de son loulou, pensant qu’il serait impossible d’aller à l’encontre de la nature de son chien. Au contraire, si on a vendu à quelqu’un un chiot berger australien « très vif d’esprit, fils de performeurs en agility et obéissance », il mettra beaucoup d’entrain dans son éducation et aura de meilleurs résultats. Mais qui dit que ce cocker était vraiment têtu ? Ou que ce berger australien était vraiment vif d’esprit ou prédisposé à une discipline ?

Ne vous fiez pas à la race d’un chien pour déterminer son caractère. Comme vous avez pu le voir, des dizaines et dizaines de variables entrent en jeu pour construire la personnalité et le comportement d’un loulou. Deux chiots d’une même portée auront un avenir totalement différent en fonction de leur environnement respectif.

Cela pourrait éviter les « oh mon dieu j’ai acheté un border pour faire du jogging mais c’est un gros patapouf ! »

Correctement se renseigner avant l’achat d’un chiot, c’est mettre toutes les chances de son côté pour avoir le chien qui correspondra au mieux à notre situation et ainsi lui offrir la plus belle des vies.

Bien l’éduquer, et avec la bonne méthode, c’est garantir une relation de confiance, sans violence entre humain et chien.

Améliorer ses promenades

Une bonne promenade

La promenade est une activité essentielle de la vie des chiens de compagnie. C’est durant celle-ci qu’ils vont pouvoir remplir la plupart de leurs besoins : d’exploration, locomoteurs, sociaux, intellectuels… 🐕
Elle est nécessaire à leur bien-être et à leur bon développement.

Tout le monde est d’accord pour dire que promener son chien est important.
Mais comment bien promener nos loulous ? 🤔
C’est à cette question que nous allons essayer de répondre aujourd’hui.

► Combien de fois par jour et combien de temps promener son chien ?

Avant de s’attaquer au fond, voyons d’abord la forme.

Puisque bon nombre de propriétaires de chiens travaillent pour pouvoir acheter leurs croquettes ou pour remplacer le quinzième jouet que Médor a déjà trop mâchouillé, les horaires de promenades sont bien souvent les mêmes : Une petite promenade hygiénique le matin avant de partir, une éventuelle deuxième de ce type à midi si l’on peut rentrer et une plus longue au soir.

Bien sûr, cela dépend de l’emploi du temps de chacun. Certains se lèvent très tôt, d’autres se couchent très tard pour prodiguer à leur loulou une promenade qui les ravira 💪
Il est cependant convenu qu’il est préférable d’offrir à son chien au moins 1h de promenade par jour.

⚠️ Il faut bien évidement prendre en compte l’âge du chien : Un chien de moins de 6 mois ne peut pas se promener 1h de suite, un vieux chien sera fatigué très vite. Certaines races sont essoufflées rapidement (brachycéphales = chiens à nez écrasés), d’autres ont été spécialement créées pour être endurantes (tout dépend néanmoins de l’individu).

Attention également, si cela n’est pas dans vos projets, à ne pas rendre votre chien sportif 🏋️‍♂️ Souvent, si un chien est trop excité/énergique, on aura tendance à penser que l’amener courir longtemps sera la solution. Pas forcément, surtout s’il s’agit d’uniquement courir sans pause pour pouvoir sentir son environnement.
En effet, tout comme nous, à force de courir à tout bout de champ, votre loulou va se muscler et devenir de plus en plus endurant. Et alors qu’il aurait auparavant fallu 45 minutes pour le calmer, le voilà qui est en pleine forme après 1h ! Il aura besoin de promenades de plus en longues pour combler ses besoins locomoteurs, et tout le monde ne peut pas se permettre cela.

➡️ Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas promener longtemps son chien, mais qu’il faut le faire bien. Et c’est ce que nous allons voir maintenant.

► Comment promener son chien ?

Premièrement, voyons ensemble le matériel. Un collier, une laisse et allons-y ? Pas vraiment.

Nous privilégierons le harnais au collier qui, s’il est adapté à la morphologie du chien, ne le gênera pas pour marcher et n’appuiera pas sur sa trachée s’il venait à tirer 😉

En fonction du lieu de promenade, il serait préférable d’utiliser une longe plutôt qu’une laisse afin de permettre à votre chien de marcher à son rythme et de sentir toutes les odeurs parsemées sur le chemin sans avoir besoin de tirer pour y accéder.
La balade n’en sera que plus agréable pour vous comme pour lui ☺

Il apprendra à prendre son temps et à ne pas avoir besoin de se précipiter sur une odeur pour la sentir avant que vous ne le tiriez en avant. Cela participera à le rendre plus zen et mieux dans ses pattes 👍😉

🏢 En ville, puisqu’il vaut mieux éviter que notre compagnon aille sur la route subitement, nous utiliserons plutôt une laisse, assez longue cependant afin de lui laisser plus de liberté lorsque la situation le permet.
Rien ne vous empêche de prendre les deux avec vous et d’alterner en fonction du terrain.
Dans le meilleur des cas et si l’environnement vous le permet, vous pourrez lâcher votre loulou (ou laisser traîner la longe).

Avec vous, prenez également des récompenses (friandises, jouet…) afin de pouvoir renforcer les comportements que vous désirez voir réapparaître ↗️
Votre chien ne tire pas en laisse ? On récompense ! Il revient au rappel ? On récompense ! Chaque sortie peut être le moyen de faire progresser votre chien et il n’y a pas de petites victoires 💪
Si vous avez prévu une promenade assez intense, ne donnez pas sa gamelle à votre chien juste avant, surtout pour les grandes races, afin d’éviter un retournement d’estomac. Mieux, nourrissez-les durant la balade grâce aux éventuelles récompenses alimentaires.

Une promenade, c’est avant tout pour votre chien. C’est lui permettre de combler ses besoins et de lui offrir un moment intéressant dans la journée.
Ainsi, si votre loulou a besoin de rester 15 minutes près d’un poteau pour en sentir chaque centimètre, prenez votre mal en patience 👍
N’oubliez pas que renifler lui demande de réfléchir, ce qui le fatigue aussi.
Laissez-le renifler, prendre son temps, s’éloigner un peu. Si le rappel n’est pas fixé ou qu’il risque de déclencher sur une proie, laissez-le en longe, mais votre animal étant un chien, il fonctionne essentiellement à l’odorat et l’empêcher de renifler est aller contre le principe même de son espèce 😔
S’il veut renifler ou manger quelque chose de déconseillé, apprenez-lui à laisser sur demande.

💡 Privilégiez les balades dites « silencieuses » où vous ne lui parlez pas pour rien, où vous ne l’appelez que lorsque cela est vraiment nécessaire.
Mettez-vous à sa place : Auriez-vous envie de revenir vers quelqu’un qui vous appelle sans arrêt pour pas grand-chose ? A force, le rappel est banalisé et le chien n’a plus tellement envie de venir 😔
Entre un rappel toutes les deux minutes et la proie qu’il vient de sentir, c’est parfois nos demandes trop nombreuses qui le poussent à faire le choix qui ne nous convient pas.
Dans tous les cas, récompensez bien lorsque votre chien revient vers vous 😊

Rien ne vous empêche de faire quelques pauses dans la promenade pour réviser ses tours, lui demander de chercher quelque chose ou de (re)travailler sa concentration sur vous quelques instants. Les dépenses mentales comptent au moins autant que les dépenses physiques 😉.

🐶 Votre chien est un animal social qui a besoin de rencontrer ses congénères.
Mais attention, le faire rencontrer un chien mal codé, harceleur ou agressif pourrait le gêner, le stresser, voire même le rendre agressif à son tour.
Pour se mettre à leur place, c’est comme si nous avions une personnalité très sociable, mais qu’à force de rencontrer uniquement de mauvaises personnes, on finisse par se méfier de tout le monde 😔
Ainsi, surtout si vous avez un chiot ou un chien en apprentissage, sélectionnez ses rencontres avec soin.
Lorsque vous croisez un chien, demandez à son propriétaire s’il est amical, comment il se comporte. Si tout est ok pour que les chiens interagissent ensemble, lâchez les ou gardez les en longe détendue.
⚠️ En effet, la laisse, bien souvent tendue lors de rencontres canines, a tendance à stresser nos compagnons. Ils ne peuvent pas gérer le rythme de la rencontre et la distance entre eux et le chien inconnu, ce qui est très inconfortable et stressant.
Lors d’une bonne rencontre, les deux chiens devraient pouvoir s’observer de loin et s’avancer lentement l’un vers l’autre avant de jouer s’ils le veulent.
❎ Si vous croisez un chien qui ne serait pas une bonne rencontre pour le vôtre, passez votre chemin.
Il vaut mieux ne pas faire de rencontre qu’en faire une mauvaise qui pourrait être traumatisante.

Le lieu de promenade a aussi son importance.
🏢 En ville, votre chien devra être tenu en laisse, l’environnement sera plus bruyant, composé de dizaines et de dizaines de jambes autour de lui et les odeurs y seront moins « naturelles ». Parfois, certains passants toucheront votre chien sans vous (et lui !) demander votre (son) avis, ce qui est la meilleure façon de rendre un chien réactif aux humains.
🏡 En forêt/campagne, vous serez généralement plus tranquille. Il y sera plus facile de lâcher votre chien et de voir venir « le danger » (humain, autre chien…). L’environnement moins riche en son 📣 aidera votre animal à se concentrer sur son odorat. Et puis, il vaut toujours mieux renifler des crottes de lapins plutôt qu’un mégot de cigarette !

🗺 N’hésitez pas à varier les milieux, à lui faire découvrir de nouveaux environnements, de nouveaux endroits et chemins. Si certains chiens aiment leur routine, d’autres sont avides d’exploration.

✅ Une promenade où votre chien fonce tout droit sans réfléchir pendant 1h et demi au bout d’une laisse vaut bien souvent beaucoup moins en termes de dépense et de plaisir qu’une balade un peu plus courte mais en longe, où vous lui permettez de prendre toutes les informations qu’il souhaite sur son environnement.

Mohrveux, qui peut passer 1h à chasser des taupes au même endroit 🙂
Améliorer ses promenades

Un jardin ne vaut pas une promenade

« On a un jardin, du coup pas besoin de le promener. »

« Ce n’est pas grave si il ne sort pas, il peut courir dans le jardin. »

Bien souvent, on attend d’avoir une maison avec l’indispensable jardin pour adopter un compagnon.
Pourtant, un jardin n’équivaudra jamais une promenade et les chiens peuvent très bien vivre en appartement, et y sont généralement plus stimulés, justement du fait de l’absence de jardin 🏡

Pourquoi un jardin ne remplacera jamais une promenade ?

D’abord, qu’espère-t-on du jardin ?

Déjà, que notre chien y fasse ses besoins. Effectivement, c’est plutôt pratique. On espère également qu’il s’y dépense. Et c’est là que réside le problème 🤔

Parmi les activités locomotrices, masticatoires, sociales, alimentaires, intellectuelles, de chasse, de jeu (…) le jardin n’aide à en expérimenter que très peu. Le chien va rarement marcher et trottiner (si ce n’est pour attraper ce maudit oiseau qui ose se poser sur sa pelouse), il ne rencontrera pas d’autres chiens, n’aura pas spécialement besoin de réfléchir ni d’utiliser son odorat. Tout cela constitue des activités qui vont dépenser l’énergie de notre loulou et qui ne sont pas réalisables dans le jardin ❎

Et qu’est-ce que le jardin en soit ?

C’est un espace clôturé faisant partie du lieu de vie de Médor. C’est une pièce qu’il connaît par cœur : ses recoins, ses odeurs et ses bruits. Il n’y découvre rien, n’explore pas et n’y dépense pas spécialement d’énergie excepté lors des jeux avec ses humains.

Parfois, un oiseau s’y pose, un passant marche sur le trottoir ou un gros camion fait du bruit dans la rue, ce qui fait aboyer notre compagnon. Et c’est bien souvent la seule distraction que lui proposera cet environnement.

Bref, ce n’est pas en ce lieu que notre loulou dépensera son énergie ou usera de réflexion, bien au contraire. Et malheureusement, un manque d’activité entraîne généralement des problèmes de comportement (aboiements intempestifs, TOC, destructions…) 🧠

✅ Maintenant, que proposent les promenades ?

Le chien va bien évidement se dépenser physiquement, mais pas seulement.

Que ce soit en ville ou à la campagne, les balades permettent au chien de sentir de multiples odeurs, de prendre les informations laissées par ses congénères, d’avoir des contacts sociaux, d’explorer un nouvel environnement.

Il y a toutes sortes de stimulations, olfactives et auditives, qui vont demander à notre toutou de se concentrer, de réfléchir. Il flaire un copain et en apprend plus sur lui en reniflant quelques secondes, que nous si nous pouvions lire la carte d’identité de chaque personne que nous croisons. Il joue en liberté avec d’autres chiens. Au mieux, il a la truffe au sol et en apprend plus à chaque seconde sur ce qui l’entoure 🌳

On peut lui demander de réaliser des tours, d’abord dans un environnement calme, puis progressivement augmenter les distractions. Dans le meilleur des cas, les promenades seront réalisées en liberté (dans les endroits sécurisés et autorisés) ou en longe, dans des lieux riches en stimulations sans non plus être envahissantes (attention aux loulous peureux ou les chiots en période de socialisation, trop de stimulations est néfaste). Si possible, privilégiez la longe à la laisse, qui permet à votre chien de pouvoir avancer et sentir les odeurs à son rythme, sans avoir besoin de tirer. Ainsi vous pourrez profiter tous les deux au mieux de cette sortie !

Pourquoi avoir un jardin n’est pas indispensable ?

Tout simplement parce que, comme expliqué précédemment, ce qu’il propose à votre chien en termes d’activité est très limité. C’est effectivement toujours pratique pour le premier pipi du matin ou du dernier avant de se coucher, ou pour jouer dans un endroit sécurisé en extérieur si la santé ne permet pas de sortir, mais sa véritable utilité s’arrête là.

Voilà pourquoi les chiens vivants en appartement sont souvent plus équilibrés que ceux vivants en maison. Ils sortent beaucoup plus souvent pour la nécessité de faire leurs besoins, et de ce fait ont naturellement plus d’activité que leurs compères en jardin. Bien sûr, cela n’est pas une vérité absolue et bien d’autres variables entre en jeu pour que Médor soit équilibré et bien dans ses pattes 🙂

Ne négligez pas les bienfaits d’une bonne promenade !

Accessoires

Le pack du parfait pet-sitter !

Avec mon métier, je suis amenée à promener un grand nombre de chien, de tout âge, toute race, toute taille et dans des lieux très variés. D’une petite balade en ville à la grande sortie en forêt, mon sac à dos rempli du matériel indispensable au confort et à la sécurité des loulous m’accompagne en permanence.

De quoi est-il composé ?

Longes / laisse : Dans l’immense majorité des cas, je promène les chiens en longe, que je raccourcie tout simplement lors des passages à risque. J’en possède trois, chacune adaptée à son utilisation.

– Une longe fine de 10 mètres : Utilisée pour les balades de petits chiens et des loulous ne tirant pas beaucoup en laisse (un fil fin, ça fait vite mal aux doigts si on doit constamment s’y accrocher).

– Une longe de 20 mètres : Plus épaisse et d’une longueur parfaite, je m’en sers presque à chaque balade.

– Une longe de 30 mètres : Je l’utilise pour des sorties dans les champs ou dans une vaste prairie.

Je dispose également d’une laisse de 1,20 mètre qui ne sert que très rarement puisque, si promenade en laisse il y a, j’utilise simplement celle du propriétaire du chien.

Sac à friandises : Toujours utiles pour récompenser le rappel, un passage difficile ou simplement faire connaissance avec un nouveau loulou. En cas d’alimentation spécifique, j’utilise les friandises des maîtres.

Sac à crottes : Parce qu’il faut être citoyen 😉

Trousse de premiers secours : Retire-tique, pince à épiler, sérum physiologique, muselière de secours, compresses et bandages… Tout le nécessaire en cas de bobo.

Gamelle d’eau : En plastique, accompagnée de sa fidèle bouteille d’eau, pour les balades un peu trop ensoleillées.

S’il y a lieu, j’emmène avec moi un jouet appartenant au chien afin de faire une petite pause amusante durant la promenade.

Vous l’aurez compris, tout est fait pour que vos toutous passent la plus agréable sortie qui soit et en toute sécurité 🙂