La détresse acquise est un très joli mot pour désigner quelque chose de vraiment pas joli du tout.
Cela désigne, pour un être vivant, le fait de se résigner, de ne plus chercher de solution, d’accepter son sort.
Imaginons que je vous enferme dans une petite pièce remplie de grosses araignées (ou souris, serpents, à votre convenance). Vous allez certainement paniquer, tenter de fuir, essayer de les écraser ect. Mais au bout d’un certain temps, vous allez finir par vous résigner, ayant compris que quoi que vous fassiez, vous n’alliez pas sortir de cette pièce.
Face à la peur, votre cerveau n’a d’abord que deux options : La fuite (essayer de sortir de la pièce, courir partout…) et l’attaque (écraser les araignées, essayer de leur faire peur…).
Mais vient également la troisième option : La détresse acquise. Vous avez tout tenté, tout essayé, mais rien ne fonctionne. Votre cerveau s’éteint, vous n’êtes plus capable de rien, vous n’essayez même plus de trouver une autre solution.
C’est une situation terrible car si la situation est répétée, en plus du traumatisme que cela peut causer, l’individu généralisera ce sentiment d’impuissance à d’autres situations problématiques. A la moindre douleur, au moindre stress, il n’essaiera plus de s’en sortir.
Malheureusement, nos chiens sont très souvent confrontés à la détresse acquise lors qu’ils sont éduqués en méthode coercitive. Voici quelques exemples :
Votre chien a peur des autres chiens. Cela peut être dû à une mauvaise socialisation, une attaque ou tout simplement qu’il préfère sa tranquillité. Voilà que, justement, vous croisez un toutou en promenade : Votre chien ne peut pas fuir puisqu’il est attaché. Sa seule défense est donc l’attaque afin de faire fuir ce qui lui fait peur. Il aboie, charge le chien d’en face et la situation est invivable pour tous.
Un éducateur en coercitif placera votre loulou en collier étrangleur et lui prodiguera un coup de sonnette (tirer violemment sur la laisse) dès lors qu’il essaiera d’attaquer un autre chien.
Votre chien ne pouvant ni fuir en étant attaché, ni éloigner l’autre chien en aboyant ou en chargeant, se placera automatiquement en détresse acquise. Fuir et attaquer ne servent à rien, il s’éteint et se résigne à devoir supporter la présence des autres chiens malgré son stress intense.
En l’apparence, votre chien est rééduqué. Mais pour lui, c’est simplement l’enfer.
Votre chien aboie continuellement, soit par manque d’activité, soit pas stress, soit pour obtenir votre attention. La situation devient invivable et vous faites appel à un éducateur qui vous propose de mettre un collier électrique ou à la citronnelle à votre chien. A chaque aboiement, le malheureux se prendra une décharge ou un jet à l’odeur très forte, juste sous la truffe (dois-je vous rappeler le sens de l’odorat très développé du chien, imaginez ce qu’il doit ressentir…).
Incapable de fuir ce qui lui provoque de la douleur, votre chien se placera en détresse acquise. Certes il n’aboiera plus, mais à quel prix ? Le stress est toujours présent, mais il ne peut pas l’exprimer autrement (personne ne lui a appris !).
En l’apparence, votre chien est silencieux. Mais pour lui, un stress ne pouvant pas s’évacuer est la porte ouverte à l’auto-mutilation, aux TIC et comportements répétitifs.
L’éducation canine en méthode coercitive regorge de techniques pour mettre votre chien en détresse acquise. Analysez bien les conseils que certaines personnes peuvent vous donner. Parfois, il s’agit juste de faire souffrir son chien jusqu’à ce qu’il arrête de se défendre…
Attardez-vous sur la cause du comportement plutôt que sur le comportement lui-même : Manque d’activité ? Stress ? Demande d’attention ? Peur ? Travailler la conséquence sans en comprendre la cause revient à infliger un stress voire une souffrance inutile à votre chien.
“Il sait qu’il a fait une bêtise.” J’entends cette phrase assez souvent lors de mes études de comportement, généralement suivie de “il fait sa tête de coupable”.
Cet article fait suite à un précédent article nommé “Non ne veut rien dire” dans lequel nous avions vu que disputer son chien ou lui crier “non” n’arrangeait pas vraiment les mauvais comportements. Aujourd’hui, nous allons nous demander pourquoi, malgré le fait que le chien ne comprenne pas pourquoi il se fait disputer, il fait tout de même une “tête de coupable” (notez bien la présence des guillemets).
Avant toute chose, il faut savoir que votre chien n’a pas la notion d’avoir fait une bêtise. Sa morale est différente de la notre alors comment pourrait-il faire la différence entre le bien et le mal de notre point de vue ? La moralité dépend de chaque personne, de sa culture et de son vécu, alors comment une espèce aussi différente de la notre pourrait-elle partager nos valeurs ?
Pour un chien, faire ses besoins à l’intérieur n’est pas mal en soi, c’est juste… Faire ses besoins en intérieur, point. Tout comme manger une pantoufle ou piquer un bout de gâteau. C’est devant lui, à disposition et Médor est un animal opportuniste : Si l’action lui apporte du plaisir ou soulage un besoin, il va avoir tendance à recommencer.
Une bêtise de notre point de vue est donc un comportement tout à fait normal pour le chien. Il ne s’agit que d’une action, la valeur “bien ou mal” c’est nous qui l’apposons dessus.
Mais revenons à notre “tête de coupable”. Cela fait plus de 15 000 ans que les chiens vivent à nos côtés. Durant ces millénaires, ils ont été sélectionnés pour leurs aptitudes de travail (chasse, poursuite, garde…) mais aussi sur leur pure apparence physique.
Les chiens sont devenus de plus en plus expressifs : Une étude a démontré qu’un muscle supplémentaire s’est développé au dessus de l’œil du chien durant sa domestication (lien en commentaire). Ce muscle, inexistant chez le loup, permet à Médor de soulever beaucoup plus intensément ses sourcils et donc, inconsciemment mais sélectionné par l’Homme, d’être plus attendrissant. La capacité de pouvoir faire une expression très démonstrative dont celle qualifiée de “tête de coupable” a donc été sélectionnée par l’Homme.
Au fil de la domestication, les chiens ont également appris à reconnaître très rapidement et avec une extrême précision les expressions humaines. Une autre étude (lien toujours en commentaire) a pu mettre en évidence que les chiens parvenaient particulièrement bien à distinguer une expression de colère d’une expression de joie, l’une associée à du négatif et l’autre à du positif. Les chiens peuvent donc communiquer avec nous et nous lire très facilement, mais l’inverse est-il aussi vrai ?
C’est donc l’heure de parler des signaux d’apaisement. Les signaux d’apaisement sont des signaux que va faire le chien pour s’apaiser lui-même (lorsqu’on souffle un bon coup pour se détendre), apaiser le chien ou la personne en face de lui (éviter/désamorcer un conflit ou indiquer qu’il veut une pause) ou lors de rencontre avec un autre chien pour se présenter poliment. Il peut s’agir de bailler, de regarder du coin de l’oeil (blanc de l’oeil visible, également appelé oeil de baleine), de se lécher la truffe, de se secouer, de tourner la tête, se mettre sur le dos… Notez comme pas mal de ces signaux se retrouvent dans notre fameuse “tête de coupable”.
Je n’ai nommé que les principaux, mais tapez simplement “signaux d’apaisement” sur votre moteur de recherche préféré pour en découvrir toute la complexité. Tous les chiens font des signaux d’apaisement, peu importe leur éducation ou leur race (le physique de certaines races les rendent cependant plus durs à observer).
Néanmoins, certains chiens ont malheureusement appris que leurs signaux n’étaient jamais écoutés et en font donc moins que les autres. D’autres ont été séparés trop tôt de leur mère et n’ont donc pas appris à les utiliser correctement ou à les repérer chez les autres chiens. Cependant, certains signaux restent des réflexes que le chien ne contrôle pas.
Ces signaux d’apaisement sont très importants à connaître car ils vous préviennent que votre chien se sent mal à l’aise ou est stressé. Les connaître peut donc prévenir des morsures (si le chien est écouté dès les premiers signaux, il n’aura pas besoin de mordre pour s’extirper d’une situation stressante), améliorer votre relation avec votre toutou en lui montrant que vous le comprenez ou mieux gérer les interactions canines en étant capable de voir lorsque votre chien veut stopper le jeu.
Un chien faisant une “tête de coupable” ne se sent donc pas coupable, il cherche juste à apaiser un conflit parce que vous êtes visiblement en colère. Votre énervement, injustifié pour lui, provoque donc du stress et une incompréhension de sa part, ce qui détériore votre relation.
Mais alors, pourquoi certains propriétaire de chiens me disent donc : “je sais qu’il a fait une bêtise avant même de la voir, ça se voit à sa tête” ? Le chien ne se fait pas encore disputer, pourquoi aurait-il une “tête de coupable” dans ce cas ?
Et bien parce que votre chien a associé les CONSÉQUENCES d’une “bêtise” (poubelle renversée, canapé déchiqueté…) à votre énervement, pas l’ACTION en elle-même. Pour lui, ce n’est pas le fait de fouiller dans la poubelle qui provoque votre colère, mais le fait qu’elle soit renversée. Ce n’est pas mâchouiller votre magnifique canapé, mais le fait que la mousse soit étalée au sol.
Pour prouver cela, plusieurs études ont été menées et résumées dans un document PDF que vous trouverez dans les commentaires. Je vais cependant résumer deux études (une de 1977 et une de 2009) ici :
– Une chienne prénommée Nicki avait l’habitude de déchiqueter des papiers en l’absence de son maître puis se faisait disputer à son retour pour sa bêtise. Lors de l’étude, il a été demandé au maître de déchiqueter du papier avant son départ et de le mettre dans la même pièce que sa chienne avant de partir. A son retour, Nicki affichait un comportement de chien se sentant coupable alors que ce n’était pas elle qui avait déchiqueté le papier. Elle avait donc associé la PRÉSENCE du papier à la dispute, pas à l’ACTION de la destruction. C’est le fait d’avoir été grondée précédemment qui a créé chez Nicki ce comportement “coupable” face à son maître (une multitude de signaux d’apaisement pour éviter le conflit, comme nous l’avons vu plus haut).
– Dans une seconde étude, il a été demandé aux maîtres de poser de la nourriture sur une table, demander au chien de ne pas y toucher et de quitter la pièce. Certains chiens obéissaient, d’autres non. Au retour du maître, on disait alors si le chien avait respecté leur ordre. Sauf que… On mentait à certains. Des chiens qui avaient obéi étaient alors qualifiés de voleur et étaient disputés. Ils affichaient alors leur “tête de coupable”, prouvant ainsi que c’est bien le fait d’être disputé qui déclenche “l’air coupable” et non pas la désobéissance ou la bêtise commise. N’hésitez pas à lire le document PDF mis en commentaire pour creuser ce sujet.
Votre chien ne comprend donc pas pourquoi il se fait disputer et effectue des signaux d’apaisement (que l’on qualifie à tort de “tête de coupable”) afin d’apaiser le conflit. Mais que se passe-t-il si les réprimandes arrivent trop souvent ? Que les signaux d’apaisement ne sont ni compris ni écoutés ?
La punition est une source immense de stress pour nos loulous. Sans en comprendre la raison, ils se font crier dessus, disputer ou isoler. L’incompréhension et la sensation de n’avoir aucun contrôle sur la situation va provoquer du stress, libérant des hormones (cortisol) qui vont augmenter les réactions agressives ainsi que leur intensité.
Certains chiens, naturellement plus résilients et patients, pourront supporter toute leur vie ces attaques incompréhensibles sans jamais se défendre. Mais pour d’autres, il suffit d’une fois de trop pour que le chien finisse par en avoir marre et se défende. Il s’agira de grognements pouvant aller jusqu’à une morsure. Outre cela, le stress engendré par les punitions répétées va diminuer la concentration et les capacités d’apprentissage du chien et augmenter sa réactivité. Il passe en mode survie, réagissant plutôt que réfléchissant.
Disputer son chien n’a donc aucun intérêt pédagogique. Cela ne lui apprend rien, le stresse et détériore votre relation. A la place, c’est à nous d’anticiper, de gérer l’environnement, d’apprendre de nouvelles compétences et comportements alternatifs à son chien et détourner l’attention lors de situations imprévues (voir l’article “non ne veut rien dire” pour développer ce sujet). “L’air coupable” n’est qu’une construction de notre point de vue humain. Nous donnons des intentions irréelles aux chiens qui ne cherchent qu’à communiquer leur malaise.
Lorsque, lors d’une étude de comportement, je demande à mes clients quelles sont les activités de leur chien, on me parle toujours de sorties, de promenades, de sport éventuellement. Bref, d’activités physiques.
Évidemment, un chien a besoin de courir, d’explorer, de se dépenser, de rencontrer ses congénères. C’est indéniable et à ne pas négliger. Le problème, c’est qu’à penser qu’il n’existe que ça pour fatiguer un chien, on a tendance à en faire trop. Certains promènent leur chien trop longtemps et le rendent plus endurant à chaque fois, d’autres culpabilisent de le sortir peu alors que d’autres solutions existent.
A trop lancer la balle pour le faire courir, on créé une excitation chez le chien qui va mettre des heures voire des jours à disparaître. Au lieu de favoriser le calme, on créé un tourbillon d’excitation et de besoins physiques.
Mais il est bien plus rare que l’on me parle d’activités mentales. Elles sont pourtant tout aussi, voire plus, importantes que les activités physiques.
Alors les activités mentales, qu’est-ce que c’est ?
Il s’agit de toutes les activités qui vont demander au chien d’utiliser ses facultés cognitives, de réfléchir, de se concentrer. Ce sont des activités qui vont avoir tendance, bien plus que les activités physiques, à calmer votre chien, à l’occuper d’une façon saine, sans le faire monter en excitation
Je compare souvent notre journée de travail avec ces activités mentales : Vous ne courrez pas toute la journée, pourtant vous êtes fatigués en rentrant le soir. Tout simplement parce que réfléchir, ça fatigue !
Et nos chiens manquent cruellement de ces activités où se concentrer, se calmer est renforcé. Voici donc quelques idées pour occuper votre chien et le faire se dépenser mentalement, avec ou sans vous. Pour leur grande majorité, elles sont associées à de la nourriture. Et pour cause : A l’état sauvage, un chien peut passer entre 6 et 8 heures par jour pour se nourrir (se déplacer, repérer, fouiller, attraper, déchiqueter ect), ce qui est bien loin des maigres minutes (voire secondes !) habituelles pour avaler sa gamelle de croquettes.
Au lieu de lui donner son repas dans sa gamelle, proposez-lui de le chercher dans le jardin, éparpillé dans l’herbe.
Disposez-le dans un jouet distributeur de croquettes (balle, Pipolino, Kong…) et laissez-le chercher comment récupérer sa nourriture. Le repas sera plus long et la digestion n’en sera que meilleure. Rechercher sa nourriture est très valorisant pour votre chien, en plus de l’obliger à utiliser son flair et à se calmer pour pouvoir manger.
Pour une bonne activité masticatoire, proposez-lui des oreilles de cochon, cou de dinde, sabot de veau, bois de cerf…
Ne lui reprenez pas pendant qu’il mastique encore ! Qui aimerait qu’on lui reprenne son assiette ? Mâchouiller est un besoin en plus d’être un plaisir, profitez-en pour combler les besoins de votre chien ! Cette activité a un effet relaxant sur votre toutou.
De temps en temps, donnez-lui un Kong fourré (pâtée, fromage blanc…) placé au congélateur au moins 2h avant afin qu’il dure plus longtemps. Un jouet à lécher, comme les Lickimat, peuvent également occuper votre chien. Un petit plaisir pour un maxi calme !
Prenez votre clicker et travaillez ses tours, encouragez le à vous proposer des choses. Bref, travaillez ensemble !
Faites toujours de petites séances pour le garder attentif et arrêtez avant qu’il finisse par se déconcentrer. Ça doit être du 100% fun pour vous deux ! En plus, cela vous permettra de travailler ses petits défauts : Bosser un peu le « tu laisses », le refus d’appât, la marche au pied, le calme lorsque la sonnette s’enclenche…
Recherche olfactive, jeux de stimulation mentale
A faire soi-même ou à acheter, ce sont des petits jeux qui demandent concentration et dextérité à votre compagnon.
Ils peuvent prendre la forme d’une bouteille remplie de croquette à faire se retourner pour en faire tomber les croquettes, d’un petit labyrinthe avec à sa clé une friandise, d’une boite à chaussure remplie de rouleaux de papier toilette à enlever pour récupérer les friandises… Il suffit de taper sur internet « jeux d’intelligence pour chien » ou « jeux de stimulation mentale pour chien afin de trouver des dizaines et des dizaines de jeux à fabriquer ou à acquérir !
Ces jeux doivent être adaptés à l’âge et au degré de patience de votre chien. Donner un jeu trop compliqué à un chien naturellement impatient ou dans un fort état d’excitation risque de l’énerver encore plus.
Il existe une multitude d’objets ou d’activités à donner à votre chien pour le dépenser mentalement. De toutes les difficultés et pour tous les budgets. La seule chose qui ne change pas, c’est que votre loulou sera enchanté à l’idée de devoir utiliser son flair ou sa tête pour obtenir quelque chose !
Lorsque l’on va adopter un chien ou un chiot, le choix de lui mettre un collier ou un harnais se pose bien souvent.
Qu’est-ce qui est le plus solide, le plus économique, le plus confortable, le plus joli, le plus pratique ?…
Pour ma part, je privilégie le confort et la sécurité du chien.
Le collier
Le collier a beau être pratique et économique, il comporte bien plus d’inconvénients pour votre chien que d’avantages
► Il est douloureux, peu importe sa matière, source : Veterinary Record, avril 2020 (lien de l’article) :
« Huit colliers différents (en cuir, métal ou encore en corde) ont été testés sur un cylindre simulant le cou d’un chien et soumis à des forces plus ou moins intenses, correspondant à de petits à-coups répétés jusqu’à un grand coup sec.
Résultat : tous les types de colliers, même les plus rembourrés, exercent une pression trop importante autour du cou, pouvant provoquer des lésions des tissus et endommager l’œsophage.
Un risque potentiellement plus élevé pour les races sujettes à des problèmes respiratoires comme les carlins ou les shih tzus, car le collier appuie aussi sur la trachée. »
► Du fait du conditionnement classique, le chien va constamment faire des associations négatives.
Exemple : « J’ai peur des voitures. Une voiture passe, je m’éloigne brusquement ou attaque pour la faire fuir, le collier m’étrangle → Les voitures apportent de la douleur, je vais encore plus en avoir peur ». Cela vaut pour absolument tous les déclencheurs.
Vous pouvez bien sûr mettre un collier à votre chien auquel est attachée une médaille avec votre numéro de téléphone s’il se perd. Mais je déconseille fortement d’y accrocher une laisse et d’y exercer la moindre pression.
Dans tous les cas, un harnais est une meilleure solution.
Les harnais « en T »
Et oui, car même parmi les harnais, tous ne se valent pas.
Les harnais en T forment, comme leur nom l’indique, un T lorsque l’on regarde le chien de côté. Une barre horizontale couvre les épaules et le poitrail du chien, une barre verticale fait le tour de son ventre.
C’est le cas des harnais Julius-K9 par exemple.
Ces harnais ne sont pas adaptés à la morphologie des chiens. La bande horizontale vient appuyer sur la trachée si le chien tire. De plus, elle bloque le mouvement des épaules, ce qui est gênant pour les articulations de votre loulou. Imaginez-vous marcher avec un pantalon arrivant à mi-cuisses ! Il n’est bon, ni pour le confort, ni pour la santé de votre chien.
Les harnais « en Y » ou « en H »
Le harnais en Y forme justement un Y quand on regarde le poitrail du chien. Le harnais en H forme un H lorsque l’on regarde le dos du chien. Ces deux harnais se valent, la seule différence est que le H est souvent plus fin et convient donc mieux aux petits chiens. Ils sont souvent également moins cher, donc plus pratique lorsque l’on a un chiot en pleine croissance.
Ces harnais libèrent les épaules et n’appuient ni sur la trachée, ni sur l’œsophage du chien. En effet, si votre toutou se met à tirer, le harnais appuie sur le sternum, un peu plus bas que la trachée. Ainsi votre chien peut courir et se baisser pour sentir le sol sans aucune gêne.
C’est l’exemple de marques telles que TrueLove, Ruffwear, DogsCreek ou Eagloo.
Ce sont les harnais les plus adaptés à la morphologie des chiens.
Les harnais anti-traction
Ces harnais ont pour but de déstabiliser le chien lorsqu’il tire afin de soulager le maître.
Soit avec une attache sur le poitrail qui fait pivoter les épaules du chien lorsqu’il tire et lui enlève sa force de traction, soit avec des sangles passant sous les aisselles qui vont compresser le chien lorsqu’il tire. Ce dernier cas est douloureux pour le chien, je ne le recommande donc absolument pas.
Ne résolvant aucunement le problème du chien qui tire, je recommande toutefois ce premier type de harnais anti-traction (avec attache sur le poitrail) aux maîtres de chiens puissants durant l’apprentissage de la marche en laisse afin de les soulager pendant ce laps de temps. Il permet au maître fatigué de pouvoir travailler correctement, mais ce n’est pas une fin en soi. Le but est de passer dès que possible à un harnais en Y ou en H.
Au cours de mes études de comportement ou séances d’éducation, il m’est arrivé d’entendre des clients dire : « Je suis contre les friandises, je veux qu’il m’obéisse parce qu’il m’aime, pas pour avoir quelque chose ».
Il y a plusieurs questions à soulever : Pourquoi le chien devrait-il obéir « gratuitement » ? Aimer quelqu’un, est-ce répondre à tous ses désirs, même si cela nous met mal à l’aise / nous ennuie / nous stresse ect ? Est-ce que nous, humains, agissons de la sorte ?
Petite remarque : Cet article n’a aucunement intention de vous faire culpabiliser ou quoi que ce soit. Uniquement d’avoir un autre point de vue et de prendre du recul
Premièrement, rappelons qu’un chien est un chien. Si nous avons l’habitude de penser qu’une véritable bonne action n’attend rien en retour (quoique le sentiment de satisfaction soit une récompense en soit), les chiens se contrefichent pas mal de nos affaires de morale. Ils n’ont pas la notion de bien et de mal, car cette pensée est culturelle et nullement liée à l’espèce. Ce qui est juste varie dans notre propre espèce selon les cultures, religions, ethnies ect, alors pensez bien que comparer la morale entre différentes espèces n’a aucun sens !
De ce fait, ils ne peuvent pas se sentir « coupable », cette idée reçue est encore trop largement répandue.
« Obéir » (effectuer l’action demandée par l’humain), pour un chien, n’est ni bien ni mal en soit. C’est nous, en tant que maîtres, qui trouvons qu’il s’agit du comportement normal d’un chien. Et ce parce que « il est nourri, logé, blanchi, il me doit bien ça ».
Sauf que non.
Je pense qu’il s’agirait de nous remettre en question : Votre chien ne vous « doit » rien.
Il est né (dans un bon élevage s’il a eu de la chance…) puis a été séparé de sa mère à l’âge de 2 mois alors qu’il n’était encore qu’un bébé pour être placé dans un foyer inconnu, entouré d’humains et d’odeurs inconnues, afin d’être un « chien de compagnie », pour notre unique plaisir. Et bien souvent, par manque de connaissance, de patience ou de temps, jamais ce chien ne vivra pleinement sa vie de chien. Courir avec des copains, chasser, vivre selon son espèce en somme.
Alors gardons en tête que notre chien ne nous doit rien. Nous avons la responsabilité de lui permettre de répondre aux besoins spécifiques de son espèce, car c’est nous qui avons voulu de lui, pas l’inverse.
Le fait qu’il soit « nourri, logé, blanchi » est le minimum syndical il me semble.
Le chien, tout comme nous, est un animal opportuniste. C’est-à-dire qu’il va reproduire les comportements qui lui sont avantageux et arrêter de faire les comportements qui lui sont désavantageux.
Je travaille en méthode positive car je pense que cette méthode est la plus douce et compréhensible pour nos loulous. Je pense qu’apprendre dans la bonne humeur est le meilleur moyen de développer une bonne relation avec son compagnon.
Nous allons donc encourager le chien à produire le comportement qui nous plaît, parce qu’il est avantageux pour lui. A l’inverse, les comportements qui ne nous plaisent pas ne lui apporteront rien. On ne cherche pas à le mettre en échec, à lui faire mal ou le stresser.
Ainsi, dès que notre chien effectue une action qui nous plaît, leurrée ou non, hop, on récompense ! Naturellement, toutou réitérera cette action, et avec plaisir ! Le but est simplement d’associer les comportements désirés à quelque chose de positif. La friandise est là pour nous aider à faire cette association.
Pour qu’un chien obéisse, il faut que sa motivation à faire ce que vous attendez de lui soit supérieure à celle de ne rien faire ou de continuer son action actuelle ► Voir mon article « Le chien têtu ».
Sa motivation à obéir peut être supérieure parce qu’il craint une punition ou parce qu’il espèce une récompense. Pédagogiquement comme moralement, je préfère largement qu’un chien obéisse de bon cœur, et pas parce qu’il y est obligé.
La friandise n’est qu’un moyen de vous faire comprendre (« ce que je te demande t’apporte quelque chose de cool »), pas une fin en soi. En effet, le but est de la rendre aléatoire petit à petit lorsque le chien aura parfaitement compris ce qu’on attend de lui. On ne la donnera finalement que lorsque l’action demandée aura été difficile pour votre loulou.
Devenant plus rare et aléatoire, elle sera d’autant plus convoitée.
C’est le fameux SIA (non pas la chanteuse) :
– Systématique : En début d’apprentissage pour conditionner.
– Intermittente : Récompenser trois fois sur quatre, puis deux fois sur trois ect, diminuer progressivement lorsque le chien a bien compris l’exercice.
– Aléatoire : Une friandise aléatoirement lorsque l’action demandée est difficile.
En effet, arrêter purement et simplement de récompenser conduit à l’extinction du comportement. Exemple : J’appuie sur le bouton 1 de l’ascenseur, il ne fonctionne pas. Au bout de quelques essais, sur plusieurs jours, on a bien compris que le bouton ne marche pas. On n’essaie plus, le comportement s’est éteint.
Alors, oui aux friandises et au renforcement positif !
Oui à l’apprentissage dans la bienveillance et la bonne humeur !
J’entends souvent dire « mon chien est têtu ». Et si nous nous penchions aujourd’hui sur cette croyance ?
Croyance, oui, car un chien n’est pas têtu. 💡 Cette idée reçue peut venir du fait que l’on trouve qu’il est « normal » qu’un chien obéisse à l’Homme et que, s’il ne le fait pas, il est borné, mal élevé ou têtu. Nous n’acceptons pas que notre autorité soit remise en cause. Pourtant, avoir un chien dit « têtu » ne résulte aucunement d’un manque d’autorité (inutile par ailleurs en éducation positive).
➡️ En effet, un chien agit par intérêt, il est opportuniste. Il reproduit les comportements qui lui sont avantageux et cesse de faire les comportements qui lui sont désavantageux. Si votre chien a le choix, il prendra toujours la décision qui l’arrange le plus. ⚠️ Un chien ne peut pas faire de caprice, se venger ou mal agir « pour vous embêter ». Il n’a pas ces facultés cognitives qui feraient de lui un manipulateur.
Si vous appelez votre chien et qu’il ne revient pas, est-il têtu ? Non. Se dit-il que courir dans un champ est plus intéressant que de revenir ? Oui.
🐶 Si votre chien n’obéit pas, c’est que sa motivation à vous répondre est moins forte que celle de ne rien faire, ou de continuer son action actuelle. Alors pour résoudre ce problème, il suffit simplement de faire basculer cette motivation. Faire ce que vous voulez devient très avantageux, plus encore que faire une « bêtise » (n’ayant pas conscience du bien et du mal, le concept de bêtise n’existe pas pour le chien).
✅ Il est à vous de comprendre ce qui motive votre chien. Certains adorent qu’on leur parle, d’autres sont très gourmands, très câlins, très joueurs ou tout ça à la fois. Chaque chien est unique, avec ses préférences et ses envies.
🤔 Évidemment, pour pouvoir peser dans la balance, il est de notre devoir de répondre aux besoins de notre chien. Médor ne reviendra peut-être pas au rappel, même pour un steak entier, s’il n’est pas sorti depuis longtemps. Il ne pourra pas rester assis sans bouger au passage d’un autre chien s’il ne peut jamais jouer avec eux. Parfois, un chien qualifié de têtu est juste un chien qui cherche à remplir ses besoins.
Parmi les nombreux principes de respect et de bienveillance envers le chien que prône l’éducation positive, le bannissement du « non » en fait partie. Pourquoi ne pas utiliser le « non » ? Comment faire dans ce cas ? 🤔 Ce sont à ces questions que nous allons répondre aujourd’hui.
Le « non » ne veut rien dire.
En effet, « non » tout seul ne veut strictement rien dire. Il est toujours précédé d’une question ou fait suite à une action indésirable de quelqu’un : « Non je ne veux pas d’une autre part de gâteau ; Non tu ne peux pas avoir ce jouet ect ». Bref, « non » est compréhensible parce qu’on sait, entre humains et dans la conversation, pourquoi on l’utilise. Baladez-vous dans la rue et dites « non » à quelqu’un sans lui avoir parlé avant, il risque de vous faire des gros yeux !
➡️ Alors pour un chien à qui on ne peut pas expliquer verbalement POURQUOI on lui dit « non », ce mot n’est rien d’autre qu’un son bizarre que le maître prononce quand il n’est pas content.
Car en effet, si le chien arrête de faire ce qu’il était en train de faire, c’est grâce au ton employé. Si on est en colère sur le fait, notre ton est naturellement plus dur, plus agressif. Mais même en étant calme, le simple fait que pour nous autres humains ce mot soit associé à quelque chose de négatif, le ton l’est aussi. On ne dit jamais « non » sur un ton jovial, tout doucement et gentiment. Généralement, il est accompagné d’un froncement de sourcil ou d’un doigt levé, ce que le chien perçoit très bien.
De peur, le chien stoppe touts ses comportements.
➡️ Mais et si je vous disais que, pédagogiquement, même si votre chien arrête sa « bêtise » (les chiens n’ayant pas conscience du bien et du mal, le concept de bêtise leur est inconnu), il n’a strictement rien appris ?
Comme expliqué plus haut, sans contexte, le « non » ne signifie rien. Vous ne pouvez pas expliquer à votre chien pourquoi vous lui dites non. Prenons un exemple : Médor mâchouille vos superbes pantoufles, vous lui dites « non ». Non quoi ? « Non ne mâchouille pas mes pantoufles » ? Peut-être. Mais peut être aussi « Non ne soit pas couché devant mes pantoufles ; Non ne fait pas ça en ma présence ; Non pas ces pantoufles là ; Non n’ouvre pas la bouche ; Non…ect » 🙄 Comment votre chien peut-il comprendre que « non » signifie ce que vous voulez dire, et pas autre chose ?
💡 Avec mes clients, j’utilise toujours le même exemple : Je prends mon stylo, je le pose sur la table et je dis « non ». Puis, je demande aux maîtres ce que j’ai voulu leur interdire. J’ai toujours le droit à une réponse différente par personne. « Ne pas regarder le stylo ; Ne pas toucher le stylo » reviennent le plus souvent. Puis je leur dis « Non, ne restez pas assis ». « Non » tout seul, sans explication, est totalement incompréhensible et ouvert aux interprétations.
⚠️ « Mais si il a compris ! Il baisse la tête et se sent coupable ! » Non. Un chien ne se sent pas coupable puisqu’il n’a pas la notion de bien et de mal. Il comprend seulement que vous êtes en colère, pas la raison de celle-ci. Alors, pour montrer qu’il ne veut pas entrer en conflit, il vous fait des ➡️ signaux d’apaisement ⬅️ Ces signaux servent à apaiser le chien et/ou son interlocuteur. S’il détourne la tête, baille, cligne doucement des yeux, se met sur le dos, passe sa langue sur son museau ect, il veut simplement dire « Je ne cherche pas la bagarre ». Les signaux d’apaisement en vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=2T7b4rAV2dM
Ok, on ne dit pas « non », mais on ne va pas le laisser manger nos pantoufles quand même, ne vous inquiétez-pas. Car l’éducation positive, c’est loin d’être ce cliché de « on récompense les bons comportements et on ignore les mauvais » ☺
✅ Anticiper Et oui, car pour ne pas avoir à disputer votre chien, vous pouvez commencer par anticiper ! Ranger vos pantoufles ou tout ce que votre loulou peut attraper par exemple. Imaginez un bébé qui découvre le monde, on ne va pas laisser les objets dangereux à portée de main ! Le meilleur moyen pour que votre chien ne mâchouille pas vos objets, c’est de les ranger !
✅ Comprendre Si on continue de prendre l’exemple du chien dévoreur de pantoufles, on pourrait se demander « Pourquoi mâchouille-t-il mes pantoufles ? ». Par ennui ? Séance de jeu ! Par besoin de mâchouiller ? Un jouet hyper agréable à croquer ! Pour décharger son stress ? Comprendre la raison de son stress et la supprimer ! S’il n’a plus aucune raison de mâchouiller vos pantoufles parce qu’il est fatigué d’une balade ou parce que son jouet est plus intéressant (parce que vous lui donnez une friandise à chaque fois qu’il l’utilise, trop bien ce jouet !), alors il laissera vos pauvres chaussures en paix !
✅ Détourner Et si on le prend sur le fait ? Il est trop tard pour anticiper et on préfère sauver notre bien plutôt que de comprendre immédiatement les raisons de Médor. Et bien appelez-le, jouez avec lui ! Ainsi, il arrêtera sa destruction, vous pourrez ranger vos pantoufles et mieux anticiper la prochaine fois.
✅ Apprendre « Tu laisses » « Tu laisses » (ou n’importe quel mot que vous préférez utiliser et qui n’aurait pas de connotation négative) est un ordre très intéressant à apprendre à notre chien. Il signifie « Détourne-toi de ce que tu veux faire et tu obtiendras quelque chose d’encore mieux » ou plutôt « perdre = gagner », « abandonner = recevoir ». Après son apprentissage (sur plusieurs jours/semaines pour une maîtrise parfaite), votre chien aura appris un mot qui pour vous aura la même signification que le « non » mais qui pour lui sera compréhensible et bien plus positif !
Quand on a pour projet d’adopter un chien, la question de la
race se pose bien souvent.
Que ce soit un chiot que l’on va acheter en élevage ou un chien adulte (ou non) dans une association, on va immédiatement poser un caractère sur un individu parce qu’il appartient à telle ou telle race.
Les malinois sont travailleurs, les borders poursuivent, les
jacks russels sont des surexcités, les cockers sont têtus…
Certaines races ont de très bons clichés leur collant à la peau, comme les goldens ou labradors qui sont « super gentils avec les enfants ». D’autres ont le délit de sale gueule et « les staffs sont mordeurs »…
Mais et si tout n’était pas aussi simple que « une race = un caractère » ?
Chaque chien est un individu à part entière avec certes, sa génétique, mais aussi son éducation (autant par ses parents que par son maître) et ses expériences. Le minimiser à quelques traits de caractère convenant à une race serait insultant en plus d’être totalement faux.
Décortiquons donc le caractère de notre chien.
Prenons un exemple : Nounours et Archie, deux goldens
retrievers, ainsi qu’un futur chiot.
Nounours est adorable avec tout le monde, chiens comme humains. Il est assez pataud, bon chien de famille. C’est un chien bien dans ses pattes et très agréable à vivre. Il est plutôt mou du genou et n’est pas très joueur.
Archie est moins sociable. Il s’est attaché à son maître mais ne va pas vers les autres membres de la famille. Il est peureux et a tendance à grogner sur les enfants qui crient. Avec les autres chiens, ce n’est pas la joie. Dès qu’il en voit un, il cherche à lui sauter dessus. Il s’excite aussi très facilement dans le jeu.
Dans le même temps, nous chercherons à acheter en élevage
(jamais en animalerie !) un chiot golden retriever.
Pourquoi deux chiens de même race ont un comportement
drastiquement différent ? Comment trouver LE chiot qui nous correspond dans une
portée ? C’est à ces questions que nous allons répondre aujourd’hui.
La race… Et ses clichés
Les goldens retrievers sont des chiens de chasse,
spécialisés dans le rapport de proie. Ils sont également utilisés comme chiens
d’assistance pour les personnes handicapées.
Le standard décrit ce chien comme étant « docile,
intelligent, naturellement doué pour le travail, doux, amical et sûr de lui ».
Ainsi, lorsque l’on adopte un golden, voilà à quoi un
s’attend. Un nounours adorable et très facile à éduquer. On espère un bon chien
de famille, ne pas avoir de mal à lui apprendre les règles de vie dans la
maison.
Lorsque vous choisissez une race, renseignez-vous également sur les maladies inhérentes à celle-ci. Par exemple, les goldens ont une prédisposition à déclencher certains cancers, la dysplasie de la hanche, certaines maladies de peau… Choisissez donc une portée dont les parents auront été testés pour les maladies génétiques, cela vous évitera une mauvaise surprise qui fera souffrir votre chien.
Concernant notre problématique sur Nounours et Archie, ils sont de la même race. Sur ce point, aucune différence, nous n’avançons pas pour comprendre la raison de leur différence de comportement.
Pour ce qui est de notre chiot, connaître sa race nous offre
une piste pour connaître ses besoins et certains de ses futurs comportements :
Un golden étant un chien de rapport, il y a de bonnes chances pour qu’il nous
rapporte souvent des objets.
La lignée à ne pas négliger
Beaucoup de races se divisent en lignées.
– Une lignée de beauté : chiens sélectionnés pour leur physique se conformant au mieux au standard de la race en vue de faire des expositions.
– Une lignée de compagnie (parfois la même que celle de la beauté) : chiens sélectionnés pour leur caractère calme et amical en vue d’une vie de famille.
– Une lignée de travail : chiens sélectionnés pour leurs aptitudes au travail (rapport pour le golden, poursuite pour le border, mordant pour le malinois…).
Les chiens venant de lignées de travail sont généralement plus sportifs et présentent plus les patrons-moteurs spécifiques de la race que les lignées de compagnie. Ces chiens ne devraient pas être destinés à une vie de famille sédentaire qui ne pourrait répondre à leurs besoins importants de se dépenser et de donner libre court à ce pourquoi ils ont été sélectionnés. Bien sûr, rien n’est impossible, mais prendre un chien naturellement sportif et le contraindre à une vie peu stimulante, c’est s’exposer à des problèmes de comportements.
Nounours et Archie viennent tous les deux d’une lignée de famille, donc sélectionnée pour un caractère calme et facile à vivre. Pourtant, Archie n’est pas du tout à l’aise avec les enfants et n’est pas non plus sociable avec les autres chiens. Une même lignée, deux caractères différents, ce n’est donc pas ça qui a été le point de départ de leur divergence.
Puisque nous désirons un chiot pour agrandir notre belle
famille et que nous ne sommes pas spécialement sportifs, nous irons chercher
dans un élevage spécialisé en lignée de compagnie.
Le bon choix d’élevage
Tous les éleveurs ne se valent pas. Si certains pratiquent un élevage familial avec très peu de chiens, vivants dans la maison et entourés d’animaux et de personnes différentes, d’autres ont des dizaines de chiens en box, ne se côtoyant pas et ne quittant pas assez souvent leur enclos pour garantir leur bonheur.
Choisir un élevage familial, c’est choisir un chiot ayant grandi dans une maison qui aura les mêmes bruits et odeurs que la nôtre (casserole qui tombe, aspirateur, odeur de steak ou d’ognon, enfants qui jouent, musique, autres animaux…) et qui ne sera pas complètement déboussolé en arrivant chez nous. Contrairement à un chiot venant d’un chenil pauvre en stimulations.
Un bon éleveur aura peu de chiennes, qui auront peu de portées au court de leur vie et dans une tranche d’âge qui leur permettra d’élever au mieux leurs petits. Il aura à cœur de bien socialiser ses chiots en leur faisant découvrir progressivement ce à quoi ils seront confrontés dans leur vie d’adulte. Il élèvera une ou deux races maximum afin de connaître parfaitement les caractéristiques de celle-ci. Exit donc les élevages qui vous promettent 5 voire 10 races différentes.
Et pire que tout, exit les animaleries dont les chiots proviennent parfois d’usine à chiots, illégales au pire, invivables pour les chiennes reproductrices au mieux. Les petits sont adorables dans leurs cages dans les animaleries, mais pendant qu’ils sont là, ils ne voient pas le monde extérieur et ratent de précieux jours pour se familiariser avec leur futur environnement. De plus, acheter un de ces chiots, c’est contribuer à faire tourner ce marché monstrueux.
Nounours vient d’un bon élevage familial. Il a pu avoir de nombreux contacts avec des enfants et ceux-ci étaient éduqués au langage canin, ce qui leur a permis de ne pas faire peur au chiot qu’il était. La socialisation s’est faite progressivement et le résultat est un chien bien dans ses pattes.
Archie n’a pas eu cette chance. Il vient d’un élevage en chenil. De ce fait, il n’a pas connu progressivement et positivement en étant chiot tous ces bruits qui lui font aujourd’hui si peur. Le moindre bruit sortant de l’ordinaire le fait sursauter.
Nous avons donc une piste qui explique pourquoi Nounours est à la cool alors que son copain Archie souffre d’être constamment stressé. Mais encore rien sur son agressivité envers les chiens… Sa peur des enfants peut être expliquée par ce manque de socialisation.
Concernant notre chiot, nous le prendrons bien évidement
dans un élevage familial où il aura tout le bagage nécessaire pour vivre parmi
nous sans crainte.
Les parents
L’éleveur doit pouvoir vous donner la possibilité de voir la mère des chiots afin de vous laisser juger de son caractère et de sa bonne santé. Une mère mal dans ses pattes donne généralement naissance à des chiots qui le seront aussi. Si le père n’est pas sur place, demandez à voir ses papiers et demandez à l’éleveur pourquoi a-t-il choisi celui-là et pas un autre. Le caractère des parents, et surtout de la mère, compte énormément dans l’éducation des chiots. Vérifiez aussi l’âge de la mère, s’il s’agit de sa première portée, depuis quand est-elle reproductrice et combien de portée donne-t-elle par an. Si la femelle a 1 an, fuyez. Si elle a des portées trop souvent, fuyez. Une mère trop jeune ou épuisée par les grossesses à répétition sera moins patiente et fera des erreurs dans l’éducation de votre futur chien.
Si possible, demandez à quoi ressemble et quel est le caractère des chiots nés d’une précédente portée. Avec un autre père, ou au mieux avec le même père. Ces loulous sont-ils bien dans leurs pattes aujourd’hui ? Présentent-ils des problèmes de comportement ? Ainsi vous pourrez vous faire une idée du caractère de votre futur chien.
Nounours a eu une bonne mère, patiente et douce, ni trop jeune ni trop vieille, qui a été épaulée par un éleveur compétent. Ses maîtres ont même pu la voir jouer avec ses petits.
Archie avait une mère trop jeune qui corrigeait ses petits trop fermement. Elle ne stoppait pas les bagarres et n’écoutaient pas les cris de douleurs de ses chiots. Résultat : Archie ne contrôle pas sa mâchoire, ne sait pas s’arrêter et ne voit dans les autres chiens qu’une source de conflit.
Pour notre chiot, nous avons pu observer la mère qui est
venue vers nous sans crainte. Elle était en bonne santé et joyeuse, tout comme
ses petits.
L’individu
Et oui, car même avec tout ce qui a été dit plus haut, chaque chien a sa propre personnalité. Dans la même portée et tous élevés de la même façon, chaque chiot sera différent. Il y aura le plus réservé, le plus explorateur, le plus joueur, le plus câlin… Pour le choisir, vous pouvez faire confiance à votre éleveur qui vous indiquera quel chiot vous correspondra le mieux selon votre situation.
Nounours était le plus calme, sans être timide ou prostré pour autant et cela se sent dans son caractère actuel. Un gros patapouf. Ses maîtres auraient préféré un loulou un peu plus joueur pour leurs enfants mais ne sont pas déçus du calme rassurant de leur chien.
Archie était le plus joueur. Cependant, il mordait ses frères et sœurs pour leur prendre le jouet et le gardait férocement. L’adoptant l’a pris parce qu’il voulait un chien joueur pour ses enfants, sans voir que son chiot présentait déjà de l’agressivité et n’avait pas de limite imposée par la mère.
Pour notre chiot de famille, nous prendrons un petit gars
éveillé, curieux et n’ayant pas peur de l’Homme, sans non plus être surexcité.
Nous observerons bien sa façon de jouer avec ses frères et sœurs ainsi que sa
réponse à nos appels au jeu.
L’expérience et l’éducation
Et oui, car même avec un chiot ayant un certain caractère en
quittant son élevage, rien n’est joué !
Tout ce que vivra votre chiot avec vous, surtout jusqu’à l’âge de 3-4 mois, sera décisif pour forger son caractère et ses réactions face à tout ce qu’il vivra.
On estime que 80% de ce que va devenir un chiot dépend de
son milieu et de son environnement, seul 20% est programmé par la génétique.
Ainsi, en fonction de la méthode d’éducation choisie par le maître (positive ou coercitive), s’il aura été accompagné par un éducateur comportementaliste, si le chien aura eu des contacts positifs avec les enfants, les autres chiens, chats et autres espèces, s’il aura pu répondre à ses besoins sans sur-stimulation, s’il aura été bien socialisé… Alors nous pourrons élever un chien zen et agréable tout comme son parfait opposé.
Un chien ne s’éduque pas tout seul, et certainement pas avec
violence ou fermeté !
La méthode positive consiste justement à travailler le chien progressivement, en le motivant à reproduire les bons comportements et en développant une relation saine et de confiance entre le couple maître-chien.
Exit les colliers étrangleurs qui n’apportent que de la douleur (qui souhaite vraiment faire du mal volontairement à son chien ?), exit ces méthodes dépassées basées sur la théorie de la dominance, fausse et dangereuse. Exit les « non » fermes qui sont perçus comme une agression pour nos chiens, en plus d’être totalement incompréhensibles pédagogiquement.
Concernant nos deux loulous, Nounours a été correctement socialisé. Les enfants de la famille ont été éduqués au langage canin et le chiot a toujours pu être compris. Il n’est pas peureux du fait d’une mise en contact progressive avec le monde extérieur.
Archie a toujours porté un collier étrangleur. Lorsqu’il voulait aller vers un autre chien, la laisse se tendait et le collier l’étranglait. A cause de cela, il a associé la présence des chiens à une douleur sur son cou et les tient à distance par des aboiements et grognements. Lorsque son maître l’amenait au parc ou chez des amis, les enfants jouaient avec le jeune chien, mais sans être supervisés par un adulte. Ils ne savaient pas lire les signaux de stress d’Archie et lui faisaient mal involontairement. Craignant à nouveau la douleur ou d’être dérangé, Archie grogne sur les enfants pour les garder à distance. Lorsqu’il le fait, son maître le gronde, ce qui confirme que les enfants sont un danger, puisqu’il se fait disputer à chaque fois qu’il en voit.
Pour notre chiot, nous mettrons un point d’honneur à le
socialiser correctement et surtout, progressivement. L’amener au marché dès la
première semaine serait lui faire peur, lui qui a toujours vécu dans le calme
de son ancien foyer. Nous demanderons aux enfants de ne pas le toucher et de le
laisser tranquille. C’est au chien de venir demander le contact, ce n’est pas
une peluche !
La socialisation est un (très) vaste sujet qui mériterait
son ou ses propres articles, voilà pourquoi je ne développerai pas plus ici.
L’effet Pygmalion
« L’effet Pygmalion est l’influence que peut avoir un
professeur ou un mentor sur un de ses élèves suite à une supposition sur son
parcours scolaire qui servira de référence pour l’avenir. »
Il est aussi valable en éducation canine. Entre l’éducateur
et son client, mais aussi entre le maître et son chien.
Une personne qui est persuadée que son chien peut réussir quelque chose aura bien plus de résultats qu’une personne qui doute. Toute cette détermination se sentira dans le ton, la posture, la voix, les gestes, la qualité des récompenses ect.
Si un maître a constamment entendu que son cocker était têtu « parce que c’est la race qui est ainsi », il abandonnera plus facilement l’éducation de son loulou, pensant qu’il serait impossible d’aller à l’encontre de la nature de son chien. Au contraire, si on a vendu à quelqu’un un chiot berger australien « très vif d’esprit, fils de performeurs en agility et obéissance », il mettra beaucoup d’entrain dans son éducation et aura de meilleurs résultats. Mais qui dit que ce cocker était vraiment têtu ? Ou que ce berger australien était vraiment vif d’esprit ou prédisposé à une discipline ?
Ne vous fiez pas à la race d’un chien pour déterminer son caractère. Comme vous avez pu le voir, des dizaines et dizaines de variables entrent en jeu pour construire la personnalité et le comportement d’un loulou. Deux chiots d’une même portée auront un avenir totalement différent en fonction de leur environnement respectif.
Cela pourrait éviter les « oh mon dieu j’ai acheté un
border pour faire du jogging mais c’est un gros patapouf ! »
Correctement se renseigner avant l’achat d’un chiot, c’est
mettre toutes les chances de son côté pour avoir le chien qui correspondra au
mieux à notre situation et ainsi lui offrir la plus belle des vies.
Bien l’éduquer, et avec la bonne méthode, c’est garantir une
relation de confiance, sans violence entre humain et chien.
La promenade est une activité essentielle de la vie des chiens de compagnie. C’est durant celle-ci qu’ils vont pouvoir remplir la plupart de leurs besoins : d’exploration, locomoteurs, sociaux, intellectuels… 🐕 Elle est nécessaire à leur bien-être et à leur bon développement.
Tout le monde est d’accord pour dire que promener son chien est important. Mais comment bien promener nos loulous ? 🤔 C’est à cette question que nous allons essayer de répondre aujourd’hui.
► Combien de fois par jour et combien de temps promener son chien ?
Avant de s’attaquer au fond, voyons d’abord la forme.
Puisque bon nombre de propriétaires de chiens travaillent pour pouvoir
acheter leurs croquettes ou pour remplacer le quinzième jouet que Médor a
déjà trop mâchouillé, les horaires de promenades sont bien souvent les
mêmes : Une petite promenade hygiénique le matin avant de partir, une
éventuelle deuxième de ce type à midi si l’on peut rentrer et une plus
longue au soir.
Bien sûr, cela dépend de l’emploi du temps de chacun. Certains se lèvent très tôt, d’autres se couchent très tard pour prodiguer à leur loulou une promenade qui les ravira 💪 Il est cependant convenu qu’il est préférable d’offrir à son chien au moins 1h de promenade par jour.
⚠️ Il faut bien évidement prendre en compte l’âge du chien : Un chien de moins de 6 mois ne peut pas se promener 1h de suite, un vieux chien sera fatigué très vite. Certaines races sont essoufflées rapidement (brachycéphales = chiens à nez écrasés), d’autres ont été spécialement créées pour être endurantes (tout dépend néanmoins de l’individu).
Attention également, si cela n’est pas dans vos projets, à ne pas rendre votre chien sportif 🏋️♂️ Souvent, si un chien est trop excité/énergique, on aura tendance à penser que l’amener courir longtemps sera la solution. Pas forcément, surtout s’il s’agit d’uniquement courir sans pause pour pouvoir sentir son environnement. En effet, tout comme nous, à force de courir à tout bout de champ, votre loulou va se muscler et devenir de plus en plus endurant. Et alors qu’il aurait auparavant fallu 45 minutes pour le calmer, le voilà qui est en pleine forme après 1h ! Il aura besoin de promenades de plus en longues pour combler ses besoins locomoteurs, et tout le monde ne peut pas se permettre cela.
➡️
Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas promener longtemps son chien,
mais qu’il faut le faire bien. Et c’est ce que nous allons voir
maintenant.
► Comment promener son chien ?
Premièrement, voyons ensemble le matériel. Un collier, une laisse et allons-y ? Pas vraiment.
Nous privilégierons le harnais au collier qui, s’il est adapté à la morphologie du chien, ne le gênera pas pour marcher et n’appuiera pas sur sa trachée s’il venait à tirer 😉
En fonction du lieu de promenade, il serait préférable d’utiliser une longe plutôt qu’une laisse afin de permettre à votre chien de marcher à son rythme et de sentir toutes les odeurs parsemées sur le chemin sans avoir besoin de tirer pour y accéder. La balade n’en sera que plus agréable pour vous comme pour lui ☺
Il apprendra à prendre son temps et à ne pas avoir besoin de se
précipiter sur une odeur pour la sentir avant que vous ne le tiriez en
avant. Cela participera à le rendre plus zen et mieux dans ses pattes 👍😉
🏢 En ville, puisqu’il vaut mieux éviter que notre compagnon aille sur la route subitement, nous utiliserons plutôt une laisse, assez longue cependant afin de lui laisser plus de liberté lorsque la situation le permet. Rien ne vous empêche de prendre les deux avec vous et d’alterner en fonction du terrain. Dans le meilleur des cas et si l’environnement vous le permet, vous pourrez lâcher votre loulou (ou laisser traîner la longe).
Avec vous, prenez également des récompenses (friandises, jouet…) afin de pouvoir renforcer les comportements que vous désirez voir réapparaître ↗️ Votre chien ne tire pas en laisse ? On récompense ! Il revient au rappel ? On récompense ! Chaque sortie peut être le moyen de faire progresser votre chien et il n’y a pas de petites victoires 💪 Si vous avez prévu une promenade assez intense, ne donnez pas sa gamelle à votre chien juste avant, surtout pour les grandes races, afin d’éviter un retournement d’estomac. Mieux, nourrissez-les durant la balade grâce aux éventuelles récompenses alimentaires.
✅ Une promenade, c’est avant tout pour votre chien. C’est lui permettre de combler ses besoins et de lui offrir un moment intéressant dans la journée. Ainsi, si votre loulou a besoin de rester 15 minutes près d’un poteau pour en sentir chaque centimètre, prenez votre mal en patience 👍 N’oubliez pas que renifler lui demande de réfléchir, ce qui le fatigue aussi. Laissez-le renifler, prendre son temps, s’éloigner un peu. Si le rappel n’est pas fixé ou qu’il risque de déclencher sur une proie, laissez-le en longe, mais votre animal étant un chien, il fonctionne essentiellement à l’odorat et l’empêcher de renifler est aller contre le principe même de son espèce 😔 S’il veut renifler ou manger quelque chose de déconseillé, apprenez-lui à laisser sur demande.
💡 Privilégiez les balades dites « silencieuses » où vous ne lui parlez pas pour rien, où vous ne l’appelez que lorsque cela est vraiment nécessaire. Mettez-vous à sa place : Auriez-vous envie de revenir vers quelqu’un qui vous appelle sans arrêt pour pas grand-chose ? A force, le rappel est banalisé et le chien n’a plus tellement envie de venir 😔 Entre un rappel toutes les deux minutes et la proie qu’il vient de sentir, c’est parfois nos demandes trop nombreuses qui le poussent à faire le choix qui ne nous convient pas. Dans tous les cas, récompensez bien lorsque votre chien revient vers vous 😊
Rien ne vous empêche de faire quelques pauses dans la promenade pour réviser ses tours, lui demander de chercher quelque chose ou de (re)travailler sa concentration sur vous quelques instants. Les dépenses mentales comptent au moins autant que les dépenses physiques 😉.
🐶 Votre chien est un animal social qui a besoin de rencontrer ses congénères. Mais attention, le faire rencontrer un chien mal codé, harceleur ou agressif pourrait le gêner, le stresser, voire même le rendre agressif à son tour. Pour se mettre à leur place, c’est comme si nous avions une personnalité très sociable, mais qu’à force de rencontrer uniquement de mauvaises personnes, on finisse par se méfier de tout le monde 😔 Ainsi, surtout si vous avez un chiot ou un chien en apprentissage, sélectionnez ses rencontres avec soin. Lorsque vous croisez un chien, demandez à son propriétaire s’il est amical, comment il se comporte. Si tout est ok pour que les chiens interagissent ensemble, lâchez les ou gardez les en longe détendue. ⚠️ En effet, la laisse, bien souvent tendue lors de rencontres canines, a tendance à stresser nos compagnons. Ils ne peuvent pas gérer le rythme de la rencontre et la distance entre eux et le chien inconnu, ce qui est très inconfortable et stressant. Lors d’une bonne rencontre, les deux chiens devraient pouvoir s’observer de loin et s’avancer lentement l’un vers l’autre avant de jouer s’ils le veulent. ❎ Si vous croisez un chien qui ne serait pas une bonne rencontre pour le vôtre, passez votre chemin. Il vaut mieux ne pas faire de rencontre qu’en faire une mauvaise qui pourrait être traumatisante.
Le lieu de promenade a aussi son importance. 🏢 En ville, votre chien devra être tenu en laisse, l’environnement sera plus bruyant, composé de dizaines et de dizaines de jambes autour de lui et les odeurs y seront moins « naturelles ». Parfois, certains passants toucheront votre chien sans vous (et lui !) demander votre (son) avis, ce qui est la meilleure façon de rendre un chien réactif aux humains. 🏡 En forêt/campagne, vous serez généralement plus tranquille. Il y sera plus facile de lâcher votre chien et de voir venir « le danger » (humain, autre chien…). L’environnement moins riche en son 📣 aidera votre animal à se concentrer sur son odorat. Et puis, il vaut toujours mieux renifler des crottes de lapins plutôt qu’un mégot de cigarette !
🗺 N’hésitez pas à varier les milieux, à lui faire découvrir de nouveaux environnements, de nouveaux endroits et chemins. Si certains chiens aiment leur routine, d’autres sont avides d’exploration.
✅ Une promenade où votre chien fonce tout droit sans réfléchir pendant 1h et demi au bout d’une laisse vaut bien souvent beaucoup moins en termes de dépense et de plaisir qu’une balade un peu plus courte mais en longe, où vous lui permettez de prendre toutes les informations qu’il souhaite sur son environnement.
Mohrveux, qui peut passer 1h à chasser des taupes au même endroit 🙂
« On a un jardin, du coup pas besoin de le promener. »
« Ce n’est pas grave si il ne sort pas, il peut courir dans le jardin. »
Bien souvent, on attend d’avoir une maison avec l’indispensable jardin pour adopter un compagnon. Pourtant, un jardin n’équivaudra jamais une promenade et les chiens peuvent très bien vivre en appartement, et y sont généralement plus stimulés, justement du fait de l’absence de jardin 🏡
Pourquoi un jardin ne remplacera jamais une promenade ?
D’abord, qu’espère-t-on du jardin ?
Déjà, que notre chien y fasse ses besoins. Effectivement, c’est plutôt pratique. On espère également qu’il s’y dépense. Et c’est là que réside le problème 🤔
Parmi les activités locomotrices, masticatoires, sociales, alimentaires, intellectuelles, de chasse, de jeu (…) le jardin n’aide à en expérimenter que très peu. Le chien va rarement marcher et trottiner (si ce n’est pour attraper ce maudit oiseau qui ose se poser sur sa pelouse), il ne rencontrera pas d’autres chiens, n’aura pas spécialement besoin de réfléchir ni d’utiliser son odorat. Tout cela constitue des activités qui vont dépenser l’énergie de notre loulou et qui ne sont pas réalisables dans le jardin ❎
Et qu’est-ce que le jardin en soit ?
C’est un espace clôturé faisant partie du lieu de vie de Médor. C’est une pièce qu’il connaît par cœur : ses recoins, ses odeurs et ses bruits. Il n’y découvre rien, n’explore pas et n’y dépense pas spécialement d’énergie excepté lors des jeux avec ses humains.
Parfois, un oiseau s’y pose, un passant marche sur le trottoir ou un gros camion fait du bruit dans la rue, ce qui fait aboyer notre compagnon. Et c’est bien souvent la seule distraction que lui proposera cet environnement.
Bref, ce n’est pas en ce lieu que notre loulou dépensera son énergie ou usera de réflexion, bien au contraire. Et malheureusement, un manque d’activité entraîne généralement des problèmes de comportement (aboiements intempestifs, TOC, destructions…) 🧠
✅ Maintenant, que proposent les promenades ?
Le chien va bien évidement se dépenser physiquement, mais pas seulement.
Que ce soit en ville ou à la campagne, les balades permettent au chien de sentir de multiples odeurs, de prendre les informations laissées par ses congénères, d’avoir des contacts sociaux, d’explorer un nouvel environnement.
Il y a toutes sortes de stimulations, olfactives et auditives, qui vont demander à notre toutou de se concentrer, de réfléchir. Il flaire un copain et en apprend plus sur lui en reniflant quelques secondes, que nous si nous pouvions lire la carte d’identité de chaque personne que nous croisons. Il joue en liberté avec d’autres chiens. Au mieux, il a la truffe au sol et en apprend plus à chaque seconde sur ce qui l’entoure 🌳
On peut lui demander de réaliser des tours, d’abord dans un environnement calme, puis progressivement augmenter les distractions. Dans le meilleur des cas, les promenades seront réalisées en liberté (dans les endroits sécurisés et autorisés) ou en longe, dans des lieux riches en stimulations sans non plus être envahissantes (attention aux loulous peureux ou les chiots en période de socialisation, trop de stimulations est néfaste). Si possible, privilégiez la longe à la laisse, qui permet à votre chien de pouvoir avancer et sentir les odeurs à son rythme, sans avoir besoin de tirer. Ainsi vous pourrez profiter tous les deux au mieux de cette sortie !
Pourquoi avoir un jardin n’est pas indispensable ?
Tout simplement parce que, comme expliqué précédemment, ce qu’il propose à votre chien en termes d’activité est très limité. C’est effectivement toujours pratique pour le premier pipi du matin ou du dernier avant de se coucher, ou pour jouer dans un endroit sécurisé en extérieur si la santé ne permet pas de sortir, mais sa véritable utilité s’arrête là.
Voilà pourquoi les chiens vivants en appartement sont souvent plus équilibrés que ceux vivants en maison. Ils sortent beaucoup plus souvent pour la nécessité de faire leurs besoins, et de ce fait ont naturellement plus d’activité que leurs compères en jardin. Bien sûr, cela n’est pas une vérité absolue et bien d’autres variables entre en jeu pour que Médor soit équilibré et bien dans ses pattes 🙂
Ne négligez pas les bienfaits d’une bonne promenade !